Confirmed success, relying on a few pillars, rarely rhymes with renewal. If it works, the temptation is to carry on and to settle in a routine that may soon bore the consumer. While Sauvignon Blancs et Pinot Noirs from Kiwi land have invaded the world of wine and seduced many wine amateurs, the thirst for renewal in New-Zealand does not seem to be quenched and that’s good news! Still small in terms of surface under vine, New-Zealand yet is a superb ampelographic laboratory, a country in which variety does not frighten anyone. The diversity of the climates, subtropical in Auckland, continental in Central Otago, maritime elsewhere, the variety of soils, from Gravels in Hawkes Bay to schists and glacial moraines in the Southern Alps, surely encourage this varietal exploration. Yet, it does not account for everything. It seems that a wind of positive emulation, a breeze of curiosity is blowing in this viticultural land.

Vineyard on the hillside, Waiheke island in Hauraki Gulf, New Zealand

A few weeks ago, the Drink Business related the hopes placed by many Kiwi producers in Albariño, this delicious Spanish grape variety, progressively settling in the Maori land. Te Awa and Coopers Creek in Gisborne, Nautilus Estate and Stanley Estates in Malborough, seem to gain marks with the Galician varietal and its fresh and floral character. If today only a few dozen hectares are planted, many are already convinced of the glorious future of the grape variety, Steven Wong MW and Bob Campbell MW ahead. Freshness and aromatic, doesn’t it sound familiar? At least, it makes sense.

Albarino grapes and vines in Galicia, Spain

The phenomenon of the freshly planted New-Zealand Albariño is all but isolated. Stanley Estates completed their range in 2014 with a cuvée composed of Lagrein, a red grape variety with telluric and bitter cherry notes, originating from the South Tyrol in Italy. A new curiosity which should surprise our tasting buds. Additionally, the Nelson Malborough Institute of Technology was announcing in 2015 concluding tests on the Austrian Grüner Veltliner but also Verdelho (a varietal mainly produced in Madeira) or Saint-Laurent (a grape variety mostly grown in Austria, Slovakia and the Czech Republic). We can add to the list Arneis (a Piemontese grape variety) grown by Coopers Creek, Trinity Hill and Villa Maria among others, Zweigelt (another Austrian varietal) produced by Seifried Estate or Tannat (originating from South-West France) proposed by Caros Wines. A list that is far from being exhaustive, thanks to this strong thirst for novelty in the Middle Earth.

 

For a country with 36 192 hectares under vine in 2016, that is less than 0,5% of the global viticultural surface (New-Zealand Winegrowers Annual Report 2016), we must admit that it’s rather impressive. New-Zealand is not only a pure green land and a dream for travellers as the generic promotional body likes to recall in a well-chosen catchphrase. It is also a country serving diversity in a world of varietal concentration, which deserves, I think, all our attention and applause.

 

 

Un succès confirmé, qui repose sur quelques piliers, n’est que rarement synonyme de renouvellement. Si ça fonctionne, la tentation est de continuer pour installer bien vite une routine qui finit souvent par lasser le consommateur. En Nouvelle-Zélande ce risque semble pourtant écarté. Alors que les Sauvignon-Blancs et les Pinot Noirs du pays Kiwi ont envahis la planète vin et séduit nombre d’amateurs éclairés, la soif de renouveau Néo-Zélandaise ne semble pas étanchée et tant mieux ! Encore petit par la taille, en surface viticole notamment, la Nouvelle-Zélande n’en est pas moins un superbe laboratoire ampélographique, un pays ou la variété ne fait pas peur. La diversité des climats, subtropical à Auckland, continental à Central Otago et maritime ailleurs, la variété des sols, des Graves à Hawkes Bay, aux schistes et moraines glacières dans les Alpes du sud, favorisent certainement cette volonté d’exploration variétale. Mais cela n’explique pas tout. Il semblerait qu’un vent d’émulation positive, qu’une heureuse brise de curiosité souffle sur ce pays viticole résolument étonnant.

Vineyard in Central Otago, New Zealand

Le Drink Business relayait il y a quelques semaines les espoirs de plusieurs producteurs kiwi, placés dans l’Albariño, ce délicieux cépage d’origine espagnol, qui s’installe progressivement au pays maori. Te Awa et Coopers Creek à Gisborne, Nautilus Estate et Stanley Estates à Marlborough, semblent déjà marquer des points avec cette variété Galicienne fraiche et florale. Si à date seulement quelques dizaines d’hectares sont plantés, nombreux sont ceux qui promettent un glorieux avenir aux cépage, Steven Wong MW et Bob Campbell MW en tête. Fraîcheur et aromatique, cela ne vous rappelle pas quelque chose ? En tout cas cela se tient.

Le phénomène naissant de l’Albariño néo-zélandais est tout sauf un essai isolé. Stanley Estates a complété sa gamme en 2014 d’une cuvée composée de Lagrein, cépage rouge originaire du sud Tyrol en Italie, aux notes telluriques et de cerise amère. Une nouvelle curiosité qui devrait étonner nos papilles. En parallèle, le Nelson Malborough Institute of Technology annonçait en 2015 des essais concluant sur du Grüner Veltliner (cépage Autrichien), du Verdelho (variété connue surtout à Madère) ou encore du Saint-Laurent (cépage exploité principalement en Autriche, Slovaquie et République Tchèque).  Citons aussi l’Arneis (cépage Piémontais) cultivé entres autres par Coopers Creek, Trinity Hill et Villa Maria, le Zweigelt (cépage Autrichien) produit par Seifried Estate ou encore la cuvée de Tannat (variété originaire du Sud-Ouest en France) proposé par Caros Wines. Une liste loin d’être exhaustive tant la soif de nouveauté semble forte dans la terre du milieu.

 

Pour un pays qui exploitait en 2016 quelques 36 192 hectares de vigne soit à peine 0,5% de la surface viticole mondiale (New-Zealand Winegrowers Annual Report 2016) avouons que c’est plutôt impressionnant. La Nouvelle-Zélande n’est pas seulement une terre pure et verte comme aime nous le rappeler l’interprofession à travers un slogan qui fait rêver les voyageurs. C’est aussi un pays qui se met au service de la diversité, dans un monde de concentration variétale, ce qui mérite je pense toute notre attention et nos applaudissements.