It is the story of a fight, of a sensory quest, of a journey in which intuition, reasoning, theory and deduction mingle. No matter the conditions, in this battle, the soldier is alone, with his smell, his tasting buds, his knowledge and his sense of discernment. Alone, in his bubble, isolated, as if tumult and distraction no longer mattered. A unique goal – to understand, analyse and dissect a few glasses and their mysterious content. A piece of cake? Child’s play? If fun and pleasure are permitted, the game remains a tough one. Blind tasting is an exciting but often cruel game, requiring humility, great knowledge and constant practice.

 

These multi-coloured glasses, aligned, side by side, are like a beautiful rainbow, each with its story to tell, its puzzle to solve. The beauty of colours as the first source of inspiration.

Wine Tasting

The battlefield is strewn with pitfalls and otherwise, it would be too easy, wouldn’t it? –  you also have to deal with the watch, the countdown, to win this fight quickly. Understand and solve, yes but without delay.

This involves thorough preparation but also a strategy. Moving headlong is not enough. Otherwise, the enemies will soon take you to the mat, will annihilate your hopes.

Comfort first. This little voice, whispering too easy a solution, without an analysis, for too swift a conclusion. Yet, you will have to listen to the wine, to understand its story, its structure, its aromatic profile, to unlock its mysteries.

Panic then, which makes time pass too fast, renders the glass mute while your senses are boiling without finding any answer, while everything becomes blurry and muddled.

Finally, precipitation, this wicked fairy, yet very seducing, who prevents you from considering all the alternatives and seems to indicate a shortcut.

Tasting Branded Wine Cork Isolated on a White Background.

So, what needs to be done to bypass the pitfalls, to avoid the reef, to triumph without peril but still with a little glory? First of all, you need to get prepared with determination. Give no credit to luck and make sure you are in good shape on the starting line. Repeat the gesture but also go back to the book, to ensure that practice and theory are just one, that all the lights are quickly switched on, that you consider all the solutions almost immediately.

You also have to look in the mirror with lucidity and without concession, to avoid self-satisfaction and work on your weaknesses. Forge your armour accordingly, protect your Achilles heel while not exposing your brawny pectoral muscles even if you are proud of them.

Like a scout, you will then have to analyse the situation quickly, to avoid staying with your nose in the glass but rather to answer promptly to what will make you save time. Go first for the easy blows, win the opening battle, the battle of the watch. Then like a mine clearer return to the more complicated problems when fewer Gladiators remain in the arena.

At last, when your very last enemies are still standing, do not let fatigue dominate. Keep one more minute all your lucidity to win this sensory war, while limiting the risks, armed with your logic deal the decisive blow.

 

The glass twinkles and the wine shines when it delivers its secrets. The soldier does not triumph every time. Blind tasting is an art that you try to master but which offers no guarantee. However, in his bubble, with his ammunition, his weapons and his strategy, the experienced and trained taster multiplies his chances. Like a detective, he observes every detail, uses all the clues before giving his final verdict.

 

If the truth is in the glass, it is not always easy to grasp it, like a well-kept secret, an equation to solve. Yet, despite the cruelty of the enemies and the numerous traps, do not give up, because it is worth the while.

 

 

 

C’est l’histoire d’un combat, d’une quête sensorielle, d’un voyage où se mêlent l’intuitif, le raisonné, le théorique et le déductif.

Peu importe les conditions, dans cette bataille, le fantassin est seul, avec son nez, ses papilles gustatives, ses connaissances et son sens du discernement. Seul, dans une bulle, isolé, comme si le tumulte et la distraction n’avait plus d’importance. Un but unique, comprendre, décortiquer, analyser et disséquer quelques verres aux mystérieux contenus. Un jeu d’enfant ? Si le ludique est autorisé, la difficulté reste souvent de mise. La dégustation à l’aveugle est un jeu grisant mais souvent cruel, qui demande beaucoup d’humilité, un savoir important et une pratique assidue.

Some wine bottles in front of white background

Un bel arc en ciel que ces verres aux teintes multicolores, alignés, côte à côte, comme autant d’histoires à comprendre, d’énigmes à résoudre. La beauté des couleurs comme première source d’inspiration.

Le champ de bataille est semé d’embûches et, cela serait trop simple sinon, il faut aussi composer avec une montre qui tourne, un compte à rebours, pour gagner ce combat rapidement. Comprendre et résoudre oui mais sans s’attarder.

 

Pour cela, il faut une lourde préparation mais aussi une stratégie. Se lancer tête baissée ne suffit pas. Sinon, les ennemis auront vite fait de vous mettre à terre, de réduire à néant vos espoirs de victoire. La facilité tout d’abord. Cette petite voix qui vous chuchote une solution trouvée d’avance, sans analyse, pour une conclusion trop facile. Il faudra pourtant écouter le vin, comprendre son histoire, sa structure, son profil aromatique pour percer ses mystères.

La panique ensuite, celle qui fait que le temps passe bien trop vite, que le verre ne vous parle plus, que les sens s’agitent sans trouver de réponse, que tout devient trouble et confus.

La précipitation pour finir, cette vilaine fée pourtant bien séduisante, qui empêche de considérer toutes les possibilités et semble pourtant vous indiquer un raccourci.

 

Alors que faire pour contourner tous ces obstacles, éviter les écueils et vaincre sans péril mais avec un peu de gloire quand même ? Il faut tout d’abord se préparer avec détermination. Ne donner aucun crédit au facteur chance et ne pas ménager ses efforts pour être en condition parfaite sur la ligne de départ. Répéter le geste mais aussi revenir au livre, pour que le pratique et le théorique ne fassent qu’un, que les lumières s’allument vite, que les solutions possibles soient rapidement évidentes.

Il faut aussi se regarder dans une glace avec lucidité, sans concession, éviter l’auto satisfaction et travailler avant tout sur ses points faibles. Forger votre armure en conséquence, protéger vos talons d’Achille et ne pas exposer pour autant vos pectoraux musclés même si vous en êtes fier.

Tel un éclaireur, il faudra ensuite analyser rapidement la situation, ne pas s’attarder le nez dans le verre mais plutôt répondre avec promptitude à ce qui fait gagner du temps. Porter les coups faciles dès le début, gagner la première bataille, celle de la montre. Puis, tel un démineur revenir aux problématiques plus compliquées, quand il restera moins de gladiateurs à vaincre dans l’arène.

Pour finir, lorsque vos derniers ennemis seront encore debout, ne pas céder à la fatigue qui génère la précipitation et la chute. Garder une dernière fois toute sa lucidité pour gagner cette guerre des sens en limitant les derniers risques. Armé de logique, porter l’estocade finale.

 

Le verre scintille et le vin brille lorsqu’il délivre ses secrets. Le fantassin ne gagne pas la bataille à chaque fois. La dégustation est un art que l’on s’efforce de maîtriser mais qui n’offre pas de garantie. Pour autant, dans sa bulle, seul avec ses armes et sa stratégie, le dégustateur aguerri multiplie ses chances. Tel un détective, il étudie chaque détail pour donner son verdict, rendre sa copie.

 

Si la vérité est dans le verre, elle ne se laisse pas toujours dompter, comme un secret bien gardé, une équation à résoudre. Pourtant malgré la cruauté des ennemis et les multiples pièges, il ne faut pas baisser les armes, le jeu en vaut la chandelle.